La motorisation des Aeromodeles

 

 

LE MOTEUR A ELASTIQUE :
           

Moteur très utilisé au début de l’aéromodélisme, destiné à des aéronefs de vol libre motorisé.
            Destiné à des petits monomoteurs, l’élastique était « tendu » en effectuant manuellement ou mécaniquement une rotation inverse de l’hélice à celle de la propulsion.
            Pour le vol, l’aéromodèle était lancé à la main. Le « pilote » attendait et cherchait une bonne ascendance pour un meilleur vol.

LES MOTEURS THERMIQUES :
           

A l’heure actuelle, il est le moteur le plus répandu pour nos aéromodèles Avions, Hélicoptères et moto planeurs.
            Les moteurs « monocylindres » deux temps ou quatre temps de petite ou moyenne cylindrée (2.5 cc à 10cc) sont les plus employés pour les aéromodèles. La limitation de la cylindrée sera fonction de la taille et du poids du modèle volant. Une règlementation spécifique sera obligatoire pour les moteurs de cylindrée supérieure à 60cc.
            Le combustible pour les petites cylindrées est le méthanol additionné d’un pourcentage d’huile spéciale synthétique ou huile de ricin. Pour améliorer le rendement et la tenue au ralenti de ces moteurs, on additionne un pourcentage plus ou moins important de nitro-méthane.
            L’explosion se fait par compression qui augmente la température du carburant (mélange) et l’amène au point d’incandescence. Le filament d’une bougie « glow » maintien cette incandescence grâce aux explosions.
            A partir d’une certaine cylindrée, nous trouvons des moteurs alimentés en carburant essence.
            Pour satisfaire aux besoins du maquettisme, nous trouvons également des moteurs en étoile, bicylindre à plat ou en ligne.
            Pour le démarrage des moteurs au méthanol, l’emploi d’une source d’alimentation électrique (1.2v à 1.5v) est nécessaire.
            Pour le démarrage des moteurs essence, une alimentation à la fois électrique et électronique est incorporée directement dans la cellule de l’aéromodèle.


LES MOTEURS ELECTRIQUES :

Moteurs silencieux, réservés à une époque pour les «  moto-modèles » style moto-planeurs. Au fur et à mesure du temps, cette motorisation compensée par des accus de plus en plus performants, prend un  avantage important pour la propulsion de  nos aéromodèles Avion et hélicoptères.
            Un gros effort de la part des fabricants a été fait point de vue Poids/Puissance des moteurs, mais aussi du Poids/Puissance des accus. (Quelle différence entre les « anciens : Cadmium-nickel et les « nouveaux » style LiPo).
            Les moteurs électriques sont faciles à la mise en œuvre, propres, silencieux et si le rendement des accus reste « limite » pour certains, une charge rapide sur le lieu de vol est d’une grande satisfaction.

LE TURBO REACTEUR :

Appelé réacteur, cette propulsion récente, équipe les JETS.
            L’expulsion des gaz brûlés dans une tuyère, entraîne une turbine reliée à l’avant à un compresseur qui aspire l’air et le comprime pour donner un meilleur rendement.
            De gros progrès en la matière ont été faits. A ces débuts, des problèmes d’extinction existaient. Ils fonctionnaient au gaz avec la  nécessité d’une bouteille sous pression dans le modèle.
            Aujourd’hui, ces moteurs fonctionnent au kérosène. La mise en œuvre utilise encore du gaz pour la mise en régime mais il n’est plus embarqué. L’électronique, encore elle, participe énormément à la sécurité et à la maintenance.
            L’avantage pour le pilote et le public est d’avoir un vol très réaliste. Seule ombre au tableau, le coût de l’ensemble qui demande un important budget de départ.

LE PULSO REACTEUR :

            Il est une alternative à la turbine. D’une vitesse moyenne de 300kmh
            L’air pénètre dans une tuyère par une sorte de soupape (marguerite). Mélangé au carburant et mis à feu par une bougie. Lors de la phase « explosion » l’air qui va vers l’avant, provoque la fermeture de la soupape. Par « réaction » il s’échappe par l’arrière. Après l’explosion, la pression diminue tout en provoquant l’ouverture de la marguerite donc une nouvelle admission d’air frais, pour donner un nouveau cycle. Cette suite d’explosions (appelée Pulsation) a donné son nom à ce type de réacteur.
            Cette propulsion demande un lourd matériel de mise en œuvre : compresseur, extincteur. La durée du vol est égale a la somme de carburant emporté. On ne peut commander ni sa puissance, ni son arrêt.
            Enfin, il est très bruyant et le son peut entraîner une forte gêne pour les riverains.

LE TURBO PROPULSEUR :

            Ce type de moteur a un meilleur rendement que le turbo réacteur. Par contre, sa vitesse maximum est limitée dans le réel.
            Sa propulsion est donnée par un arbre turbine/compresseur d’un turbo réacteur entraînant par un ensemble de pignons démultiplicateurs une hélice.
            En aéromodélisme, le turbo propulseur équipe des avions à hélice et des hélicoptères.
            Son coût est plus élevé qu’un turbo réacteur.